Bataille de gouvernance à la tête de l’ex‑Société Générale Cameroun

Un turnover inédit à la tête de l’ex‑Société Générale Cameroun Selon Financial Afrik (2026‑07‑21), la cession de la Société Générale Cameroun, actée en 2024 dans le cadre du désengagement du groupe…

Un turnover inédit à la tête de l’ex‑Société Générale Cameroun

Selon Financial Afrik (2026‑07‑21), la cession de la Société Générale Cameroun, actée en 2024 dans le cadre du désengagement du groupe français, a laissé le banc parmi les cinq premiers établissements du pays par le total de bilan. Cette transition, attendue comme une continuité, se heurte aujourd’hui à une série de manœuvres autour du poste de directeur général.

Les équipes internes, ainsi que les clients corporatifs et patrimoniaux, expriment des inquiétudes face à un vide de gouvernance qui pourrait impacter la stabilité du portefeuille de crédit et la confiance des investisseurs.

Un vide de gouvernance qui pourrait impacter la stabilité du portefeuille de crédit et la confiance des investisseurs

Les acteurs en présence : capitaux locaux, régionaux et le groupe français

Un « tour de table » associant des capitaux locaux et des investisseurs régionaux a été engagé pour prendre le relais, comme le souligne l’article de Financial Afrik. Le groupe français, qui a vendu sa participation, reste impliqué dans les arbitrages grâce à des accords de transition, mais son influence directe diminue.

Victor Noumoué, à qui Africa Business+ (2026‑06‑10) décrit comme « en passe d’être confirmé », représente l’un des candidats privilégiés, tandis que d’autres figures du secteur, mentionnées dans le rapport d’Afric Telegraph (2026‑07‑21), multiplient les initiatives pour influencer la décision finale.

Le rôle de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC)

La COBAC, garante de la prudence bancaire dans la zone CEMAC, examine attentivement les profils proposés pour le poste de DG, comme le note Afric Telegraph. L’agrément du régulateur est indispensable, et les délais s’allongent en raison des multiples arbitrages entre les actionnaires locaux et le groupe français.

Cette situation crée une incertitude pour les équipes, qui redoutent un turnover important, et oblige les actionnaires à accélérer les négociations pour éviter une perte de crédibilité auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique centrale (BEAC).

Implications pour le système bancaire camerounais

Outre la bataille interne, le secteur bancaire camerounais continue de connaître des évolutions majeures : BGFIBank Côte d’Ivoire a obtenu la certification IFACI pour sa direction d’audit interne (Financial Afrik, 2026‑08‑14), tandis qu’Absa cède ses participations dans deux assureurs kényans (Financial Afrik, 2026‑08‑14), témoignant d’une dynamique de consolidation et de professionnalisation.

Parallèlement, la BEAC, via le projet SYSTAC2, modernise les paiements dans la CEMAC (Financial Afrik, 2026‑08‑14), et le lancement d’une micro‑assurance agricole par SAMB’A Assurances au Gabon (Financial Afrik, 2026‑08‑12) montre l’innovation qui se développe malgré les incertitudes sectorielles.

Un panorama plus large du secteur bancaire en CEMAC

Ces développements s’inscrivent dans un contexte où les banques multiplient les changements de direction et les certifications, comme le montre le recrutement de Patrick Obiang Obame à la tête de BGFI Assurances au Gabon (Financial Afrik, 2026‑08‑12) et le retour d’Abakal Mahamat au conseil d’administration de NSIA Vie Cameroun (Financial Afrik, 2026‑08‑12).

Ainsi, si la gouvernance de l’ex‑Société Générale Cameroun reste un point de tension, le marché bancaire de la CEMAC continue d’évoluer rapidement, avec des réformes prudentielles, des innovations de produits et des mouvements de capitaux qui visent à renforcer la stabilité et la compétitivité de l’ensemble du système.

Sources

Crédit image : financialafrik

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