Lancement de l’usine de smartphones Vivo à Oran
Le 20 août 2026, le groupe chinois Vivo Mobile Communication a officiellement inauguré une usine de montage de smartphones à Oran, en Algérie. L’installation, implantée dans la zone d’Es Sénia, marque un tournant significatif pour l’industrie technologique locale. Selon Agence Ecofin, l’entreprise s’est associée à Smart Technologie Innovation (STI), une société privée algérienne spécialisée dans la fabrication et l’assemblage de smartphones. Cette collaboration vise à créer un écosystème industriel intégré autour de la chaîne de valeur des téléphones portables.
L’usine, d’une superficie de 7 000 m², débute ses opérations avec une capacité initiale de production de 2 000 smartphones de marque Vivo par jour. Ce chiffre devrait progressivement augmenter pour atteindre environ 6 000 unités quotidiennes lors des phases ultérieures de montée en puissance. La société STI, dont le porte-parole Djilali Boukhelaf a été cité par l’Agence de presse algérienne APS, souligne l’importance stratégique de ce projet pour le développement économique régional et la diversification industrielle de l’Algérie.
Impact économique et création d’emplois
Au-delà de la dimension technique, cet investissement génère des retombées significatives sur le plan social et économique. Actuellement, près de 200 travailleurs sont employés sur le site, un chiffre attendu de progression vers 600 emplois directs et plus de 1 200 emplois indirects selon les déclarations de STI. Ces créations d’emplois contribuent à la diversification de l’emploi dans la région d’Oran et renforcent l’autonomie industrielle du pays face aux importations.
L’Agence Ecofin cite également des données de la Banque mondiale indiquant que l’Algérie affiche un taux de possession de smartphones parmi les plus élevés d’Afrique du Nord, soit environ 84,34 % chez les Algériens âgés de plus de 15 ans. Ce fort taux d’adoption technologique rend le projet de Vivo particulièrement pertinent, car il permet non seulement de répondre à la demande locale, mais aussi de stimuler l’écosystème de composants et de services associés au secteur des télécommunications.
Intégration industrielle et stratégie de Vivo
Le choix de localiser la production en Algérie s’inscrit dans une stratégie plus large de Vivo Mobile Communication, ancienne division du groupe BBK Electronics, pour renforcer sa présence sur le marché africain. En s’appuyant sur le partenaire local STI, l’entreprise vise à augmenter progressivement le taux d’intégration des composants manufacturés, favorisant ainsi la souveraineté industrielle et la réduction des dépendances externes.
Cette approche s’aligne avec les objectifs nationaux de développement industriel en Algérie, notamment la volonté de créer des filières de haute valeur ajoutée. Le projet fait partie d’un mouvement plus large de relocalisation de la production de smartphones en Afrique du Nord, soutenu par plusieurs acteurs publics et privés. Les autorités locales ont mis en avant l’importance de tels investissements pour créer des emplois qualifiés et développer les compétences techniques au sein du pays.
Perspectives d’avenir pour l’écosystème technologique
L’ouverture de l’usine marque le début d’un processus de transformation industrielle durable pour la région d’Oran. Avec une capacité de production cible de 6 000 smartphones par jour, Vivo vise à devenir un acteur majeur de l’industrie du mobile en Afrique. La collaboration avec STI illustre également l’intérêt croissant des partenaires locaux pour intégrer les chaînes de valeur internationales tout en développant des capacités nationales.
Pour les investisseurs et les décideurs économiques, ce projet constitue un signal positif sur la capacité de l’Algérie à accueillir des projets industriels de grande envergure. La synergie entre un groupe chinois leader mondial et une entreprise locale innovante comme STI montre comment les partenariats transfrontaliers peuvent accélérer la transition industrielle. Les prochains mois seront déterminants pour suivre l’évolution de cette usine et son impact sur le tissu économique algérien.
Sources
Crédit image : Agence Ecofin







