Résilience financière pour la MAGZI en 2025
La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) a publié ses états financiers pour l’exercice clos au 31 décembre 2025. Selon les rapports d’Investir au Cameroun et de Cameroun24, l’entreprise publique affiche une solidité financière notable malgré un contexte économique tendu. Le total bilan s’établit à 35,5 milliards de FCFA, soutenu par des capitaux propres s’élevant à 22,8 milliards de FCFA.
Cette structure financière se caractérise par un faible niveau d’endettement. D’après les analyses de la presse spécialisée, le taux de couverture du bilan par les fonds propres avoisine les 64 %, confirmant la capacité de l’aménageur à maintenir une assise financière robuste face aux aléas de l’environnement économique actuel.
Croissance du chiffre d’affaires et rentabilité modeste
Sur le plan opérationnel, l’année 2025 a été marquée par une dynamique positive de l’activité. D’après Ecomatin, le chiffre d’affaires de la MAGZI a connu un rebond significatif, atteignant 3,079 milliards de FCFA, soit une progression de 18,4 % par rapport à l’exercice précédent.
En parallèle, l’entreprise a dégagé un résultat net bénéficiaire de 175 millions de FCFA. Bien que ce résultat soit qualifié de modeste par Investir au Cameroun, il représente une marge nette d’environ 5,7 % par rapport au chiffre d’affaires, témoignant de la capacité de l’entité à rester rentable tout en remplissant ses missions de service public.
Un patrimoine foncier stratégique pour l’industrie camerounaise
Placée sous la tutelle technique du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, la MAGZI, créée en mars 1971, joue un rôle crucial dans l’écosystème industriel du pays. Avec un capital social de 1,5 milliard de FCFA, elle a pour mission principale de faciliter l’installation des opérateurs industriels par la mise à disposition de terrains aménagés.
Actuellement, la MAGZI assure la gestion de onze zones industrielles stratégiques réparties sur l’ensemble du territoire national, incluant des sites majeurs tels que Douala (Bassa et Bonabéri), Yaoundé-Sud, Garoua, Ngaoundéré, Bafoussam, Bamenda-Nkwen, Ombé et Mandjou. Selon Cameroun24, ces zones totalisent plus de 1 290 hectares déjà aménagés sur un patrimoine foncier global de 2 277 hectares.
Sources
Crédit image : Investir au Cameroun







