Baisse des recettes douanières au Cameroun au premier trimestre 2026

Baisse des recettes douanières au Cameroun au premier trimestre 2026

Le premier trimestre 2026 a vu les recettes douanières du Cameroun reculer de 1,7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les informations publiées par Financial Afrik (source 1) et confirmées par l’Afrique Diplomatique (source 3). Le montant total collecté s’est élevé à 260,9 milliards de FCFA, selon le même article.

Recettes douanières : 260,9 milliards FCFA collectés, soit une baisse de 1,7%

Cette baisse représente une perte de 31,5 milliards de FCFA par rapport aux 292,4 milliards de FCFA attendus sur la base du Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, soit un taux de réalisation de 89,2% (source 4). En comparaison avec les 265,5 milliards FCFA collectés au premier trimestre 2025, la diminution s’élève à 4,6 milliards FCFA (1,7%) (source 1, source 4).

Une perte de 31,5 milliards de FCFA par rapport aux 292,4 milliards de FCFA attendus sur la base du Document de programmation économique et budgétaire

Facteurs explicatifs : les droits de sortie en forte diminution

Le principal moteur de cette contraction est la chute des droits de sortie appliqués aux produits exportés, qui ont diminué de 13,8 milliards FCFA, soit 47,6% par rapport à l’exercice précédent (source 4). Cette diminution reflète tant une baisse de la valeur des exportations soumises à cette taxe que des modifications de leur structure ou des retards dans le dédouanement (source 4).

Comparaison avec l’exercice 2025 et déficit de collecte

En glissement annuel, les recettes douanières sont passées de 265,5 milliards FCFA en 2025 à 260,9 milliards FCFA en 2026, soit une diminution de 4,6 milliards FCFA (1,7%) (source 1, source 4). Le taux de réalisation de la collecte par le Trésor public est donc de 49,4%, générant un déficit de 15,6 milliards FCFA (source 4).

Conséquences budgétaires et enjeux macroéconomiques

Ce manque à gagner de 31,5 milliards FCFA, soit près de la moitié de l’écart global des recettes douanières, pourrait impacter le budget de l’État et la capacité de financement des projets d’infrastructure, notamment dans un contexte où la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’engage dans la modernisation des paiements via le système SYSTAC2 (source 1). D’autres développements du secteur financier, comme le retrait d’Absa de ses participations dans deux assureurs kényans (source 2) ou la prise de fonction de Patrick Obiang Obame à BGFI Assurances au Gabon (source 2), illustrent des ajustements qui pourraient influencer les flux financiers et, par extension, les recettes douanières. De même, le lancement de la micro-assurance SAMB’A dédiée aux exploitants agricoles (source 2) et la nomination d’Abakal Mahamat au conseil d’administration de NSIA Vie Cameroun (source 2) témoignent d’une activité accrue du secteur de l’assurance, pouvant soutenir les exportations et, par ricochet, les douanes.

Perspectives et mesures correctives envisagées

Les autorités prévoient d’intensifier les contrôles sur les flux d’exportation, de réviser les barèmes douaniers et d’accélérer la digitalisation des procédures douanières, à l’image de la modernisation des paiements annoncée par la BEAC (source 1). Des mesures complémentaires, comme le renforcement du suivi des exportations agricoles – secteur visé par la micro-assurance SAMB’A – pourraient également contribuer à redresser les recettes (source 2). Enfin, la mise en œuvre du plan de modernisation des systèmes de paiement, couplée à une meilleure transparence des opérations de dédouanement, constitue une piste stratégique pour réduire le déficit de collecte et atteindre les objectifs budgétaires (source 4).

Sources

Crédit image : financialafrik

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