Émissions de dette en croissance malgré la crise iranienne
Selon African Business, les gouvernements africains ont réussi à lever 6,2 milliards de dollars en dette en 2026, soit 70 % de plus que l’année précédente. Cette résilience s’explique par une demande soutenue sur les marchés internationaux, malgré les craintes liées à la guerre en Iran. L’expert Leo Morawiecki d’Abderdeen Investments souligne que les shocks économiques supplémentaires tels que l’augmentation des prix de l’énergie ou de l’alimentation n’ont pas encore entraîné une inflation significative dans d’autres secteurs, grâce notamment aux exportations nettes de pétrole par certains pays africains.
Despite the war in Iran, foreign exchange reserves in countries like Ghana, Angola, and Côte d’Ivoire have improved, moving toward balance or surplus, according to the same source. This stable macroeconomic position semble attirer les investisseurs, permitissant aux États de rester connectés aux marchés financiers internationaux. Citibank a notamment facilité ces émissions, en نتیité d’un développement régulier des opérations de placement de dette souverain en Afrique.
Émissions privées et accès alternatif au marché
Une autre stratégie révélatrice est l’augmentation des placements privés, où les États vendent des obligations directement à des investisseurs institutionnels, évitant ainsi les exigences des marchés publics. Cette méthode,documentée par African Business, a permis à la RDC de lever 850 millions de dollars en mai 2026, et à l’Angola de récolter des fonds en yens via le marché japonais des samouraïs. Ces opérations permettent un raccourcissement des délais de financement, même si elles sont émises à un purement connu, souligne l’expert.
Convergence et divergence des analyses
Les deux sources Bloomberg (mars et avril 2026) contrastent avec les données positives d’African Business. Elles rapportent une fuite d’investisseurs et une dépréciation des obligations africaines en dollars, dus à l’incertitude liée à la guerre iranienne. Cependant, Morawiecki contredit cette tendance, affirmant que les spreads des obligations africaines restent étroits, indiquant un marché sain. Cette divergence pourrait refléter une accumulation de tensions à court terme, non encore perçue par les marchés, ou des variations géographiques dans l’impact de la crise.
Par ailleurs, les coûts de financement en dette africaine ont augmenté depuis la pandémie, selon Bloomberg, mais les améliorations des bilans externes des pays membres du CEMAC pourraient atténuer ces pressions. Les réserves de pétrole et le léger excédent commercial des pays comme l’Angola apparentent une résilience structures, malgré les chocs externes.
Sources
Crédit image : african business






