La deuxième cimenterie de Dangote à Douala : un pari stratégique face à la concurrence

La deuxième cimenterie de Dangote à Douala vise 3 millions de tonnes par an, mais fait face à une baisse des ventes et une concurrence accrue en Afrique centrale.

Le lancement de la deuxième cimenterie de Dangote à Douala

La filiale camerounaise de Dangote Cement a inauguré sa deuxième usine à Douala, marquant une expansion stratégique aimée de produire 3 millions de tonnes annuelles de ciment. Ce projet, dévoilé en juin 2026, s’inscrit dans un contexte de croissance des demandes locales et régionales, notamment dans le sous-secteur des travaux publics et de la construction. Selon les données fournies par (Investir au Cameroun), l’usine a déjà écoulé 596 800 tonnes de ciment au premier semestre 2026.

L’objectif ambitieux de 3 millions de tonnes annuel est malgré la baisse des ventes (-13,1% sur un an) et une Heterogénicité trimestrielle. Le premier trimestre 2026 a permis 300 000 tonnes, suivi d’une chute à 296 800 tonnes au deuxième trimestre. Cette déviation s’explique partiellement par des fluctuations de la demande, mais aussi par des problèmes logistiques ou opérationnels non précisés dans les rapports financiers.

L'enjeu reste donc double : atteindre les objectifs de production tout en s'adaptant à un environnement concurrentiel et aux attentes en matière de développement durable.

La concurrence sur le marché camerounais

Malgré l’ambition du projet, Dangote fait face à une concurrence accrue. L’entreprise Atone, spécialisée dans le ciment, a régulièrement impresión des ventes supérieures à celles de la filiale camerounaise. Parallèlement, le Nigeria, voisin de Douala, continue d’exporter du clinker (matière première du ciment) à des prix compétitifs. Comme le souligne (Investir au Cameroun), cette pression externe pourrait freiner la capacité de Dangote à atteindre ses objectifs.

Les analystes resultent que la stratégie de Dangote reposera sur des innovations technologiques et une logistique optimisée pour compenser ces défis. L’entreprise 漏 d’avoir déjà amélioré ses processoirs de production, mais une adaptation rapide aux marchés concurrentiels sera cruciale.

L’impact économique et environnemental du projet

L’implantation de cette deuxième cimenterie à Douala est perçue comme un levier pour le renforcement de l’industrie locale. En créant des emplois directs et indirects, le projet pourrait stimuler l’économie camerounaise, notamment via les fournisseurs locaux. Cependant, les critiques soulignent les implications environnementales. La production du ciment est associée à des émissions de CO₂, et le volume projeté de 3 millions de tonnes poserait des questions de durabilité.

En réponse, Dangote n’a pas précisé de mesures spécifiques pour atténuer son empreinte carbone. Contrairement à certaines entreprises africaines qui se tournent vers les énergies renouvelables (comme dans le secteur de l’énergie au Nigeria), ce projet reste traditionnel. Cette absence de vision écologique pourrait nuire à l’image de l’entreprise en Afrique, où les préoccupations climat en augmentent.

L’enjeu reste donc double : atteindre les objectifs de production tout en s’adaptant à un environnement concurrentiel et aux attentes en matière de développement durable. Le succès de cette deuxième cimenterie dépendra donc de sa capacité à concilier rentabilité et responsabilité sociétale.

Sources

Crédit image : Investir au Cameroun

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