Hichilema réélu en Zambie : enjeux miniers, électriques et politiques

Hichilema réélu avec 60 % des voix dès le premier tour Hakainde Hichilema a été proclamé président réélu de la Zambie dès le premier tour, obtenant quelque 60 % des suffrages selon la Commission…

Hichilema réélu avec 60 % des voix dès le premier tour

Hakainde Hichilema a été proclamé président réélu de la Zambie dès le premier tour, obtenant quelque 60 % des suffrages selon la Commission électorale. Selon Anadolu Agency, il devance son rival Brian Mundubile de plus de 1,1 million de voix, tandis que RFI rapporte qu’il a recueilli 2 965 326 voix contre 1 856 217 pour son principal adversaire.

Un bilan économique contrasté entre réformes structurelles et attentes sociales

Depuis son arrivée au pouvoir en 2021, Hichilema a initié des réformes fiscales et réglementaires qui ont attiré plus de 10 milliards de dollars d’investissements miniers, selon Ecofin. RFI note toutefois que la population attend des répercussions tangibles : inflation en baisse, réserves de change renforcées et 50 000 emplois créés dans la fonction publique, bien que le souvenir du premier défaut de paiement extérieur de l’Afrique dû à la pandémie de Covid-19 demeure.

Tripler la production de cuivre d’ici cinq ans nécessiterait au moins 2 000 MW de capacité électrique supplémentaire

Un mandat minier ambitieux face au défi du cuivre

En tant que deuxième producteur africain de cuivre, la Zambie vise à porter sa production annuelle à 3 millions de tonnes d’ici 2031, selon Ecofin. Le président réélu peut compter sur un environnement réglementaire plus stable après avoir restauré l’attractivité du secteur minier durant son premier mandat, ayant déjà mobilisé plus de 10 milliards de dollars en nouveaux investissements miniers.

L’impératif électrique pour soutenir la production triplée

Tripler la production de cuivre d’ici cinq ans nécessiterait au moins 2 000 MW de capacité électrique supplémentaire, estiment des dirigeants du secteur cités par Reuters et relayés par Ecofin. Or, le FMI estimait le déficit électrique à près de 707 MW en 2025 et prévoit une aggravation en 2026, le réseau hydroélectrique représentant déjà 81 % de la capacité, ce qui le rend vulnérable aux fluctuations climatiques.

Réactions politiques et internationales

L’annonce de la réélection a suscité la liesse dans les rues de Lusaka, selon Anadolu Agency, où des Zambiens de tous horizons ont célébré le résultat. RFI souligne en revanche que l’opposition a accusé le gouvernement d’intimidations, de restrictions et d’arrestations arbitraires durant la campagne, tandis que le président a fait campagne sur son bilan économique, obtenant le soutien d’une majorité d’environ 9 millions d’électeurs inscrits.

Sources

Crédit image : agenceecofin (general)

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