Mohammed Dewji et MeTL : un conglomérat à 3 % du PIB
Seul milliardaire tanzanien selon Forbes, avec une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars, Mohammed Dewji dirige Mohammed Enterprises Tanzania Limited (MeTL), l’un des conglomérats privés les plus influents du pays. D’après African Business, MeTL génère plus de 3 milliards de dollars de revenus annuels — soit environ 3 % du PIB tanzanien — et emploie quelque 40 000 personnes dans 11 pays. Le groupe opère dans la manufacturing, l’agriculture, le trading, la finance, la téléphonie mobile, l’assurance, l’immobilier, la logistique et l’agroalimentaire.
Arrivé à la tête de l’entreprise familiale à la fin des années 1990, Dewji a profité du programme de privatisation pour racheter des actifs publics sous-évalués et les redresser par une stratégie d’intégration en amont. Les revenus sont passés de 30 millions de dollars en 1999 à plus de 3 milliards aujourd’hui. Le patron vise désormais le cap des 10 milliards d’ici 2030, porté par la diversification dans le graphite et le tourisme de luxe, indique African Business.
Edha Nahdi et Amsons : du pétrole au ciment vert
Autre figure majeure du paysage industriel, Edha Nahdi a bâti Amsons Group à partir d’une activité de négoce de pétrole fondée à 19 ans en 2006. Selon African Business, le groupe emploie désormais plus de 10 000 personnes à travers l’Afrique de l’Est et australe, avec des opérations dans l’énergie, le ciment, la logistique, l’immobilier, la fabrication et les biens de consommation courante.
Les bénéfices du réseau de plus de 150 stations-service (Tanzanie, Zambie, Mozambique, RDC) ont financé la diversification vers la minoterie, puis le ciment. Nahdi a transformé une petite usine de broyage en acteur majeur, racheté Mbeya Cement et acquis 27 % d’East African Portland Cement (Kenya), se positionnant face à Dangote Cement à Mtwara. De nouvelles usines sont prévues à Tanga et Kwale. En 2025, Amsons a signé un accord de 600 millions de dollars en Zambie pour une centrale solaire de 1 GW, marquant son entrée dans les énergies renouvelables à grande échelle, rapporte African Business.
Ruth Zaipuna : la banquière qui transforme NMB Bank
À la tête de NMB Bank Plc depuis 2019, Ruth Zaipuna pilote la deuxième banque du pays par l’actif, avec plus de 3 600 collaborateurs. D’après son profil publié par la Banque mondiale, elle a été distinguée « African Banking CEO of the Year (Tanzanie) » en 2022 et 2023 par les Africa Bank 4.0 Awards, ainsi que par l’African Leadership Magazine en 2022. Ancienne directrice financière du groupe (2018-2019), elle a précédemment occupé des postes de direction à Standard Chartered Bank (East Africa) et passé une décennie chez PwC Tanzania en audit.
Zaipuna siège également au conseil d’administration de Tanzania Portland Cement Company Limited (TPCC), de l’Autorité portuaire tanzanienne (TPA) et de la Société de développement pétrolier (TPDC), ce qui ancre son influence à l’intersection de la finance, de l’industrie et des infrastructures stratégiques, note la Banque mondiale.
Manzi Rwegasira : l’expert des marchés de capitaux aux commandes de Stanbic
Depuis octobre 2023, Manzi Rwegasira dirige Stanbic Bank Tanzania (filiale de Standard Bank Group). Selon CEO East Africa, ce banquier chevronné a gravi les échelons internes : responsable de la banque d’investissement (2017), puis de la banque d’affaires et d’investissement (2019), avant d’accéder à la direction générale. Son parcours londonien — UBS, Bank of America Merrill Lynch, Barclays — et son passage chez NMB Tanzania lui confèrent une double expertise locale et internationale.
Titulaire d’un BSc en administration internationale des affaires et d’un MSc en finance et investissements de la Rotterdam School of Management, il est praticien agréé de l’Autorité des marchés de capitaux (CMSA), de la Financial Conduct Authority (Royaume-Uni
Sources
Crédit image : CEO East Africa







