En juillet 2026, les salons dorés de l’Aéro-Club de France à Paris ont accueilli le défilé Ozouandam Ollat — « haute couture » en langue ewondo — d’Imane Ayissi. Le créateur camerounais y a présenté une collection inspirée de l’âge d’or de l’aviation civile, mannequins gantés jusqu’au coude, soies saturées, franges de raphia déployées comme des ailes et coiffes sculpturales, selon cemac-eco.finance. Le spectacle s’est achevé par une irruption inattendue : le couturier lui-même a dansé sur son propre podium, face à la salle, un final hors programme chargé d’émotion.
Six semaines plus tôt, Julienne Eyenga Ayissi, sa mère, s’était éteinte. Première Miss Cameroun de l’après-indépendance, ancienne hôtesse de l’air d’Air Afrique, elle incarnait cette élégance africaine des années 1960 que son fils revendique comme patrimoine. Ce deuil récent a teinté la collection d’une dimension intime, transformant le défilé en hommage filial autant qu’en déclaration esthétique.
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Crédit image : cemac-eco.finance







