L’appel à candidatures pour les études de faisabilité de la ligne TGV Nord-Sud lancé
La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a publié, le lundi 17 août 2026, un appel à candidatures destiné à sélectionner des bureaux d’études tunisiens et internationaux chargés de réaliser les études de faisabilité et d’ingénierie préliminaires du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse reliant le Nord au Sud du pays, selon Agence Ecofin.
Calendrier et modalités de dépôt des offres
Le cahier des termes de référence fixe les conditions de participation, la méthodologie et les critères de sélection. Les dossiers, comprenant offre technique et documents administratifs, doivent être transmis par courrier express ou recommandé avec accusé de réception, ou déposés directement au bureau d’ordre central de la SNCFT à la gare de Tunis, place Barcelone. La date limite de réception est fixée au 24 septembre 2026 à 11h00, suivie d’une séance publique d’ouverture des offres le même jour à 11h15, d’après La Presse.
Tracé prévu : de Bizerte à Ben Guerdane, avec prolongements vers l’Algérie et la Libye
La première phase du corridor s’étendra de Bizerte à Ben Guerdane, desservant les principaux pôles urbains, centres de fret, ports et zones logistiques du tracé. Cette première étape s’inscrit dans la vision d’une interconnexion future avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, via l’axe Tabarka‑Nefza‑Mateur‑Jdeida, et avec le réseau libyen vers Ras Jedir, en passant par Mareth et Médenine, tout en assurant une liaison avec le port de Zarzis, indique Tunisienumérique.com.
Connexion avec les réseaux algérien et libyen
Au-delà du tracé national, le projet prévoit une continuation vers l’Algérie et la Libye, afin de créer un axe structurant maghrébin capable de soutenir le transport de voyageurs et de marchandises, notamment les produits agricoles, comme le souligne La Presse.
Financement et contraintes du projet
Le projet s’inscrit dans une feuille de route ferroviaire tunisienne qui prévoit environ 36 milliards de dinars (soit près de 12,3 milliards USD) d’investissements d’ici 2040, destinés à moderniser un réseau d’environ 2 000 km, à en augmenter la capacité et à améliorer la qualité des services, selon Agence Ecofin. Toutefois, le financement reste l’un des principaux défis, d’autant que des initiatives similaires avaient déjà été annoncées par le passé sans aboutir à leur réalisation.
Feuille de route 2040 et défis financiers
En plus des besoins en capitaux, la situation du réseau ferroviaire libyen représente une contrainte supplémentaire, tandis que le lancement des études ne garantit pas encore la concrétisation du corridor, rappelle Agence Ecofin.
Perspectives régionales et intégration maghrébine
À plus long terme, cette infrastructure pourrait servir de base à une connexion de la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges, renforçant ainsi son intégration dans les espaces maghrébin et africain, selon La Presse. Le projet est également présenté comme stratégique dans le cadre du Plan de développement 2026‑2030, visant à améliorer la liaison Nord‑Sud du pays et à favoriser l’emploi et les échanges interrégionaux.
Sources
Crédit image : Agence Ecofin







