Uganda explores alternative internet route via Tanzania to diversify digital infrastructure

alternatives fiables, l’Ouganda peut non seulement stabiliser ses services numériques, mais aussi créer un environnement propice à l’émergence de startups, de solutions de fintech et d’initiatives de transformation digitale à travers la région.

L’accès à Internet de qualité demeure un défi majeur en Afrique, aggravé par l’insuffisance d’infrastructures et la disparité des zones desservies. Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, les autorités explorent de nouvelles voies pour combler le fossé numérique et soutenir le développement économique et social.

En Ouganda, la situation est marquée par une dépendance quasi totale : selon les données rapportées, l’intégralité du trafic Internet du pays vers le reste du monde transite par le Kenya. Cette configuration rend le secteur vulnérable aux perturbations récurrentes des câbles sous-marins.

Actuellement, 100 % du trafic Internet de l’Ouganda vers le reste du monde passe par le Kenya

Vers une diversification des corridors numériques via la Tanzanie

Dans ce contexte, l’Ouganda négocie activement un itinéraire alternatif d’Internet passant par la Tanzanie. Patrick Kabonero, coordinateur des Projets d’intégration du corridor nord (NCIP), l’a annoncé lors du Sommet sur le financement et la participation du secteur privé à Kampala, du 14 au 16 octobre 2024. « Actuellement, 100 % du trafic Internet de l’Ouganda vers le reste du monde passe par le Kenya. Dans le cadre du NCIP, nous négocions un itinéraire alternatif via la Tanzanie, qui sera géré par le secteur privé », a-t-il déclaré, cité par Agence Ecofin.

Cette initiative s’inscrit après une panne régionale d’Internet ayant duré plus de deux jours, résultat de perturbations sur les systèmes de câbles sous-marins SEACOM et EASSy, selon The Independent. Pour Kabonero, établir une alternative est une étape vitale pour garantir des services Internet plus fiables dans la sous-région.

Impacts d’une panne régionale et recherche de reddondance

La récurrence de telles pannes souligne la fragilité de l’infrastructure numérique actuelle. Comme le souligne The Independent, la coupure ayant affecté la région pendant plus de 48 heures a mis en évidence la nécessité de disposer de corridors de connectivité diversifiés, capables de maintenir les activités économiques et les échanges numériques en cas de défaillance d’un seul tracé.

Parallèlement, les discussions portent sur la mise en place d’un One Area Network (OAN) à travers l’Afrique de l’Est, soutenu par les opérateurs télécoms, en vue de réduire les coûts de données, d’augmenter le trafic Internet et de faciliter les transactions transfrontalières, selon The Independent. Cette initiative s’ajoute aux efforts plus larges du Northern Corridor, qui relie l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Sud-Soudan et la RDC au port de Mombasa en Kenya, servant une population d’environ 120 millions d’habitants.

Initiatives régionales : satellite et réduction de la dépendance

Sur un autre volet, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a décidé en novembre dernier d’investir dans le déploiement d’un satellite destiné à fournir Internet à toute la sous-région. Selon Agence Ecofin, ce projet devrait représenter un investissement d’environ 300 millions de dollars, bien que son déploiement puisse prendre du temps avant de devenir opérationnel.

En attendant, la nouvelle route Internet via la Tanzanie offrirait une alternative plus immédiate. Contrairement au projet satellite, cet itinéraire, piloté par le secteur privé selon les déclarations de Patrick Kabonero, permettrait à l’Ouganda de réduire sa dépendance vis-à-vis des câbles passant par le Kenya, de mieux répondre à la demande croissante de bande passante de sa population et de favoriser le développement économique et l’innovation numérique.

Retombées économiques et perspectives d’adoption

Les chiffres récents de DataReportal, cités par Agence Ecofin, montrent que l’Ouganda comptait 13,30 millions d’utilisateurs d’Internet au début 2024, soit un taux de pénétration de 27 %. Ce potentiel de croissance rend la diversification des infrastructures numériques non seulement pertinente mais urgente pour soutenir les ambitions économiques du pays.

Au-delà de la connectivité, la maîtrise de l’infrastructure Internet s’avère un levier clé pour le secteur privé. En ouvrant la voie à des틀

Sources

Crédit image : The Independent

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